23.09.2008

Fantasmes à grande échelle

414pSRWrwBL._SS500_.jpgLe psychothérapeute Bertt Kahr a voulu percer le mystère des fantasmes. Son livre est le résultat de la plus grande enquête réalisée sur le sujet : 19 000 Britanniques dévoilent pour la première fois de leur vie leurs désirs intimes. Gare aux yeux ! On retrouve, bien sûr les classique : faire l’amour avec un pompier, avoir une relation sexuelle avec une rencontre soudaine ou dans des lieux publics…Les people comme Kylie Minogue, Britney Spears, Robbie Williams et Russell Crowe sont très présents dans les fantasmes sexuels. David Beckam a même plus de succès auprès des hommes que des femmes ! Certains fantasmes sont délirants : Untel désire que sa femme se transforme en pizza et en pack de six après l’amour, par exemple. A l’inverse, on en retrouve d’inquiétants à tendances pédophiles…En espérant que, conformément à sa définition, le fantasmes reste une soupape et rien de plus.

Hugo Lambert. Marianne du 26 juillet au 1 er août 2008

Le Livre des fantasmes de Brett Karh, Grasset, 20,90 euros

22.09.2008

Et l'automne m'envahit

i_love_NY_by_aberweger.jpgDepuis mi-mai j’enchaîne stages, boulots saisonniers et cours. Peu de vacances. Peu de repos. On ose dire que la vie étudiante est tranquille. Ca dépend pour quoi. Je prends beaucoup sur moi pour surmonter toutes ces angoisses qui sans cesse me harcèlent. Ce soir d’ailleurs, il a cette boule d’angoisse au travers de ma gorge. Ca faisait longtemps…

Je suis épuisée. Je suis éteinte.

J’ai commencé un stage qui ne m’intéresse pas et dont je ne vois pas le but. Pourtant j’ai du me battre bec et ongle pour l’obtenir, passer encore par mon réseau social parce que lorsqu’on veut utilise la voie normale on se fait rembarrer.

Je suis arrivée avec quinze minutes de retard. J’ai eu du mal d’émerger ce matin. Ces quatre derniers jours j’ai travaillé 34h, je sortais à peine d’une infection urinaire et j’ai attrapé la crève. Oui ce n’est pas une raison pour arriver en retard. La nouvelle directrice adjointe m’a froidement remis en place.

« 9h ce n’est pas 9h15 ».

Certes. Je le sais bien. Mais un peu d’humanité et de compréhension ça ne tue personne. Elle savait que je sortais de quatre jours de taf. Je dois être utopiste à penser que les gens du secteur social sont d’une bonté même, je crois que c’est là que j’ai trouvé les pires hypocrites.

Je m’installe à mon « bureau ». Je ressors mes notes de mon stage de juin. Tout ça est bien loin. Je redécouvre des brouillons de certains de mes textes. C’est plus fort que moi, toujours ce besoin d’écrire.

Après avoir tout feuilleté, jetée un regard à mes livres sensés me donner un coup de mains, je laisse tout de côté et j’écris. Parce que si je ne mets pas à plats mes pensées et sentiments avant le soir, j’éclaterais en sanglots. Parce que le froid arrive, parce que l’angoisse me submerge, et parce que je suis si seule malgré le monde qui m’entoure. Le mal-être de l’automne m’envahit. Une fois de plus. Ca ne présage rien de bon pour la suite…

Je vais poursuivre ma boulimie de lecture, lire pour ne plus penser. Ca m’énerve de tout intellectualiser, c’est fatiguant à force.

21.09.2008

juste un dimanche soir

61a33fabd81e376acfbd530691663e2a.jpgAprès quatre jours de salon littéraire, je suis vidée et épuisée physiquement.

Cette expérience était d’une richesse incroyable émotionnellement, tellement forte en sensations. Je m’en compte notamment car ces trois derniers jours ma motivation pour aller au boulot n’était pas l’argent, c’était le plaisir. C’était de m’enrichir en écoutant, en échangeant avec les auteurs. C’était être dans un milieu où je me sens –presque- comme un poisson dans l’eau.

Et puis une page se tourne.

19 h, le salon ferme jusqu’à l’année prochaine. Il est tant de revenir à la ‘vraie’ vie, au train-train habituel si blasant et qui ne m’intéresse guère. Retour à l’économie sociale familiale où je ne m’épanouie pas, où je suis incapable de me projeter dans l’avenir. Plus j’explique à quoi ma filière mène, plus j’ai envie de fuir en courant. Une année à tenir, un diplôme à décrocher et il sera tant de voir…

Je suis dans le bus, plongée dans ce roman qui a une telle résonnance en moi. Ca faisait Stranger____by_Hylas.jpglongtemps que je n’avais pas été aussi remué par un livre, si bien que j’ai du résoudre à le fermer et le ranger dans mon sac. Les larmes étaient au bord de yeux. Je n’allais pas pleurer là, dans ce bus, devant les gens. Un peu de pudeur.

Je me suis perdue dans mes pensées. Je me suis retrouvée face à moi-même. La solitude m’a retourné une fois de plus une grande claque en travers du visage.

J’aurais eu besoin d’être serrée dans des bras protecteurs qui me rassurent. Qu’on me serre fort à m’en faire craquer les os.

Je suis rentrée dans cette grande maison vide. Alors je suis allée faire un tour chez ma sœur pour chercher un peu de chaleur. En vain. Quelques froides paroles, rien de plus. Inutile de persévérer. Je suis repartie avec un peu de tristesse supplémentaire et déçue.

20.09.2008

I love...

51ioyaaTHyL._SS500_.jpgJe m’étais plongée dans mon nouveau roman, acheté le matin même, assise dans le bus après une longueur journée de labeur.

Il y avait ce jeune homme, téléphone portable à l’oreille, en pleine discussion. Juste avant de raccrocher il dit « Je t’aime » sur un ton profondément empli d’’amour et de sincérité.

De vives sensations m’envahissent. Mon cœur se serre d’un coup, un grand frisson me parcourt.

Aurais-je le droit moi aussi à un tel « je t’aime » ? Ma mère me dit qu’elle m’aime. Mon neveu aussi. Mais moi je veux ce « je t’aime » qu’un homme dit à une femme. Non je ne veux plus rester dans cette solitude sentimentale. Je veux l’amour. Le grand s’il existe.

Je le veux tout de suite maintenant. Malheureusement je sais que ça ne fonctionne pas de cette manière. Qu’on ne choisit pas. Mais j’ai besoin d’une moitié pour me compléter et me sentir –enfin- vivre.

19.09.2008

Nancy, 9h45

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photo by me